Le chevalet de tir tient la carabine à votre place, le temps de régler une lunette ou de départager deux lots de plombs. C'est l'appui qui sépare l'arme du tireur : tant que la position change d'un tir à l'autre, on ne mesure que soi-même.
La hauteur du berceau décide du confort. Réglable, elle laisse aligner l'œil derrière l'optique sans casser la nuque ni forcer l'épaule. Sur une carabine à ressort, le point d'appui compte autant que le chevalet lui-même : le recul en deux temps déplace le groupement dès que le fût repose sur un point dur, et trois centimètres de main en plus suffisent à décaler la mouche. Posez l'arme au même endroit du berceau à chaque tir, jamais le canon sur l'appui. Une carabine à air précomprimé pardonne davantage, mais la constance reste la même exigence.
Au banc d'essai, le chevalet sert aussi à trancher : arme calée et lunette montée, ce qui reste d'écart vient du plomb ou de la carabine, plus du tireur.